 Auribeau-sur-Siagne est un village de 2 648 habitants situé dans l’arrondissement de Grasse, à 44 km de Nice, au bord des gorges de la Siagne
.
Ancienne tribu des Oxybiens au VIème siècle avant J.C, c’est sur ce territoire que les Romains fondèrent selon toute vraisemblance la station Ad Horrea, une des étapes de ravitaillement jalonnant leurs voies de communication. En 1125, le village était un domaine féodal du nom d’Auribello, perché sur un éperon rocheux où le mur d’enceinte et les maisons groupées faisaient office de remparts. Ses habitants vivaient principalement de la culture de l’olivier et de la vigne. Une lettre adressée par le pape à l’évêque d’Antibes en 1158 lui confirme la possession de domaines et de dîmes relatifs aux églises de Pégomas, Auribeau, Valcluse et Mouans. Il devient le seigneur d’Auribeau et perçoit à ce titre des droits fructueux de la part de ses vassaux. A partir de 1244, le domaine revient au diocèse de Grasse.
Le XIVème siècle est une période terrible pour le village : froid polaire, inondations, guerre de Cent Ans et la Grande Peste noire, débarquée à Marseille en 1348. L’épidémie dévaste toute l’Europe et entraîne la désertion d’Auribello qui, inhabité, tombe en ruines. L’histoire du village subit une interruption d’un siècle-et-demi, jusqu’à ce que l’évêque de Grasse et seigneur d’Auribeau, Mgr Grimaldi fasse appel à des familles de Vintimille et Albenga pour le repeupler et le reconstruire. Les Auribellois vont cultiver le riz jusqu’au milieu du XVIIIème siècle, avant de se lancer dans la production de plantes à parfum comme la rose et le jasmin.
Curiosités
La place de l’Eglise jouit d’une superbe vue sur les collines boisées entourant la vallée de la Siagne, Grasse et les montagnes en arrière-plan. Le Portail Soutran et le portail Soubran, portes fortifiée donnant accès au village, sont les vestiges de l’ancien domaine féodal qui a occupé les lieux du XIIème au XVIème siècle. La fontaine d’un des Portail possède d’ailleurs un abreuvoir taillé dans la roche. Le puits Doussan porte l’inscription « Dieu protège la source, l’eau appartient à Doussan ». Le Sanctuaire de Notre-Dame-de-Valcluse, conçu au XVIIIème siècle selon les mêmes plans que l’église Saint-Pierre-de-Rome, dimension mise à part, est à découvrir pour tous les admirateurs d’architecture baroque. L’Eglise Saint-Antoine détient quant à elle un reliquaire en argent renfermant la mâchoire de saint Honorat, fondateur du monastère de l’île de Lérins en 410 après J.C. |